Jusqu’à maintenant le mouvement sportif a refusé de s’engager dans cette voie. Tout du moins en paroles. Car, en actes, certaines prises de position pour les secours payants ou le péage raquette, ont provoqué le divorce entre les dirigeants et les adhérents de base.
Depuis, dans les milieux sportifs officiels, des commentaires insistants se répandent sur d’éventuelles solutions de compromis. Une certaine acceptation, à condition, par exemple, que les personnes licenciées bénéficient d’une ristourne…ainsi tout le monde y trouverait son compte, les marchands et les trésoriers fédéraux !
Nous refusons évidemment un tel chantage. La nature, la possibilité de l’admirer ou d’y circuler, doit rester un droit, gratuit.
Qui, nous ne l’ignorons pas, a un coût, pris en charge par la collectivité, comme le gymnase ou le terrain de foot municipal. Un principe de péréquation entre communes rurales et villes est également nécessaire. Comme s’impose un meilleur soutien de la collectivité au mouvement sportif qui éduque les usagers et entretient le patrimoine naturel.
Mais certainement pas l’engrenage consenti de la marchandisation.
Avec la période électorale qui s’enclenche il est peu probable que ces menaces apparaissent clairement. Mais, pas d’illusions, elles existent et de tous horizons politiques comme, à deux reprises, l’expérience nous l’a montré.
Avec la gratuité des secours et des itinéraires raquettes, nous avons fait la démonstration de nos capacités de résister. Pourquoi alors disperser ce potentiel et repartir à zéro lors du prochain pépin, timbre vert ou autre ? Pourquoi ne pas interpeller les candidats ?
Utilisons la période, et l’outil d’une « votation » comme disent nos amis des Alpes suisses parait séduisante.